dimanche 6 septembre 2009 Quand les abeilles ont le bourdon...

«Jusqu’à présent, c’est l’apiculteur qui dépendait de l’abeille.

Aujourd’hui, c’est l’inverse : c’est l’abeille qui dépend de l’apiculteur, et c’est très inquiétant». Cette apicultrice d’Ascain, au Pays Basque, a pourtant de la chance : La mortalité qui frappe ses ruchers n’atteint «que» 30%. La France est confrontée à la mortalité brutale des abeilles depuis une quinzaine d’années. Les spécialistes estiment qu’une quarantaine de dangers guettent les ruchers : pesticides, ondes électromagnétiques… sans oublier le dernier venu : le frelon asiatique. Mais l’Europe n’a pas encore connu les catastrophes constatées par exemple dans certains Etats de l’Est et du Sud des Etats-Unis en 2007, où 90% des populations d’abeilles ont été détruites.

Pour Interception, Bixente Vrignon a enquêté dans le sud-ouest de la France. Il y a recueilli une forte inquiétude de quelques uns de ces 1 760 professionnels de la ruche qui font ce constat : en 1995, la France produisait 32 000 tonnes de miel. En 2007, la production avait chuté d’un tiers. Or si les abeilles venaient à disparaître, c’est tout l’environnement de la planète qui serait bouleversé, car elles jouent un rôle essentiel et irremplaçable dans la reproduction de nombreuses plantes.

 

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