Le rucher collectif :

Le concept de rucher collectif est expliqué dans le texte de présentation ci dessous. Ce texte est disponible es format PDF si vous le désirez. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez de plus amples informations.
Projet de rucher(s) collectif(s) 

Par Alex PIERRE

Introduction :

Depuis 1996, nous assistons à une disparition progressive des abeilles sur notre Terre. Il me semble important de rappeler que les abeilles assurent notre survie ! Albert Einstein disait « Si l’abeille disparait, l’humanité n’en a plus que pour 4 années à vivre ! ». Quand le scientifique prononçait cette phrase, il ne se trompait pas. En effet, les abeilles sont les insectes essentiels pour notre survie ! Elles assurent la pollinisation des fleurs, des fruits, des légumes que nous mangeons. Nous ne pouvons nous passer des abeilles, car sans elles, nous finirons tous par mourir nous et toute forme de vie qui peuple cette planète. Dans ce contexte vraiment préoccupant, il m’apparait essentiel de faire quelque chose de réelle pour sauver les abeilles. Ce n’est pas en créent des centres de recherche sur ces insectes, ou en développant un BTS apicole que nous parviendrons à enrayer ce fléau de la disparition des abeilles. J’ai eu alors une idée pour agir localement, et de façon concrète : Il faut créer des ruchers collectifs dans les villages. 
 

Qu’est-ce qu’un rucher collectif ?

Un rucher collectif, c’est une parcelle de terrain qui est prêté par la mairie du village/de la ville, ou par un habitant conscient du danger qui pèse sur ces insectes et sur notre avenir. Sur ce terrain, des ruches dont le nombre varie selon le nombre d’adhérents à l’association du rucher collectif, sont déposées et sont entretenus par les membres de l’association. Le but est que chacun puisse agir à la hauteur de ce qu’il sait faire pour maintenir en vie les colonies. Les frais d’entretient du rucher collectif, des ruches, de traitement etc. sont partagées entre tout les membres de l’association, de la même manière que sont partagée les gains (miel, production d’essaims…). 
 

L’entretient du rucher collectif et le partage des gains et des frais :

L’idéale étant a mon sens de partager le miel entre les différents membres de l’association, et de ne pas faire commerce de quoi que ce soit provenant du rucher collectif. Le rucher collectif doit conserver son but principal de sauvegarde des abeilles, et ne doit pas dériver vers une production collective de miel dans le but de dégager un net profit pour les adhérents. Le rucher collectif n’est pas une démarche commerciale, mais bien une démarche de sauvegarde où chacun y met du siens pour sauver notre chance de survie. La production de miel en grande quantité pour faire du bénéfice ne sera de toute façon pas possible, car l’association de gestion du rucher est une association à but non lucratif. De plus, les apiculteurs professionnels ou amateurs qui font commerce de leur miel prendraient cette démarche collective comme de la concurrence, et il est certain que certains d’entre eux seraient contraint de cesser l’activité apicole si le mouvement de création de rucher collectifs est trop important. Les membres des ruchers collectifs doivent réfléchir sur tout les plans aux conséquences de leurs actes, y compris sur le plans sociale (perte d’emplois).
Concernant l’entretient du rucher collectif, le système fonctionnerait sur la base du bénévolat à travers une association de gestion du rucher. De manière tout à fait classique, des statuts seraient édités, un bureau serait nommé, et les décisions seraient prises en commun. L’association de gestion sera une association de type loi 1901. 

L’association :

Elle sera gérée par un bureau composé d’un/une président(e), vice président(e), secrétaire, trésorier(ère). Des réunions seront organisées par le bureau affin de prendre les décisions de manière collective. Les élections des membres du bureau seront faites conformément au principe de la démocratie et de l’association loi 1901. 
 

L’investissement initial de création du rucher collectif :

Des financements provenant de subventions des communes, des départements, des régions etc. seront demandées pour constituer le capital initial de l’association. Le soutient financier apporté par des personnes privées est tout à fait possible.
 

La gestion du rucher :

Chaque personne ne sachant pas faire la même chose, il est évident que certaines personnes ayant déjà un savoir de base en apiculture seront un peut plus sollicités au début. Toutefois, le but de ces ruchers collectifs est également de transmettre un savoir qu’est l’apiculture. Les ruchers collectifs sont également un lieu d’échange des techniques, de savoirs faire. Une gestion particulière du rucher sera apportée. Les ruches serons numérotées ou nommées etc., et un cahier sera créer pour suivre toutes les opérations réalisées au rucher. Dans ce cahier, tout ce qui est fait au rucher (récolte, traitement etc.) sera noté par l’opérateur qui a réalisé la tache. Ce cahier sera visible de tous les membres de l’association et sera déposé dans un endroit accessible et protégé des intempéries. Pour savoir immédiatement quel a été la dernière opération réalisée au rucher, une ardoise sera laissée  dans le même endroit que le cahier, et sur cette ardoise sera inscrit le nom de la personne qui a fait l’opération, ainsi qu’une description ou explication brève de ce qui a été réalisé. Une liste des numéros de téléphone des membres de l’association sera également disponible en première page du cahier de suivis du rucher, pour des raisons pratiques. Ces numéros ne seront diffusés que sur autorisation de leurs propriétaires. 

 
La déclaration du rucher :

Une déclaration du rucher sera réalisée à la D.S.V. de la même manière que pour les ruchers écoles.
 

Déposer des ruches en prêt aux particuliers et aux agriculteurs :

Le but du rucher collectif est également de favoriser la biodiversité par le biais de la pollinisation. Dans cette optique, des ruches peuvent être déposées chez des particuliers, voir même chez des agriculteurs, maraîcher ou arboriculteurs. La pollinisation plus active sera tout de suite remarquée et cette démarche sera donc appréciable aussi bien pour le rucher et les abeilles que pour le producteur ou le particulier préteur  du terrain. 

 
Ne pas déposer les ruches n’importe où…

Il est fortement conseillé de ne pas déposer les ruches dans les champs ou les vergers de production intensive, qui sont « arrosés de pesticides ». Il en dépend de la santé des abeilles et de la qualité du miel qui sera par la suite récupéré. La décision de déplacer une ou plusieurs ruches vers une zone à polliniser doit être prise en commun et approuvée par l’ensemble du bureau de l’association de gestion du rucher.

 
Le déplacement des ruches :

Comme certains le savent certainement, une ruche ne peut être déplacée de moins de 5 km de son lieu d’origine. Il est donc souhaitable de disposer d’un autre site pour transférer les ruches. Un accord peut donc être passé entre les ruchers collectifs, ruchers école… des villes et villages voisins pour déposer les ruches le temps du transfert. Tout échange entre les ruchers collectifs est bénéfique et contribue à l’amélioration du système.
 

Pour des informations supplémentaires, 06 74 34 54 62